Mardi 23 décembre 2008
2
23
/12
/Déc
/2008
17:44
Après avoir accueilli, Jean-Pierre Toqué, président du PMH, Hubert Monzat, directeur général de France-Galop et Bertrand Bélinguier, président du PMU, l'Union de
la Presse Hippique a invité Emmanuel de Rohan Chabot ,le 22 décembre, dans le cadre de ses petits déjeuners presse organisés mensuellement à l'Hotel Hilton Arc de Triomphe.
Le directeur général de Zeturf était accompagné de l'un de ses collaborateurs, Benjamin Lion, chargé notamment du choix des courses proposées sur leur site.
L'Union de la Presse Hippique (UPH), confirme son rôle d'initiateur de débats en recevant à l'aube de l'ouverture du marché le directeur général de Zeturf,
Emmanuel de Rohan Chabot qui se définie comme "un corsaire respectueux des règles de la république" et qui se considère comme "un nouvel entrant qui
souhaite s'intégrer dans le monde actuel tout en rappelant que les paris doivent nourrir la filière hippique." Ainsi, si celle ci demande un intéressement depuis le début d'activité de
Zeturf datant de juin 2005, Emmanuel de Rohan Chabot est prêt à le faire à condition toutefois que le taux ne soit pas de 8% !
Tout en soulignant qu'il se situe encore dans un zone de non droit, il avoue exercer son métier librement tout en souhaitant un contrôle et un encadrement sur son activité.
Avec l'ouverture du marché imminent, Emmanuel de Rohan Chabot ne cache pas son ambition de revenir s'installer en France et espère communiquer dès 2010. Même si à
l'heure actuelle, une tolérance publicitaire uniquement sur internet est accordée, il espère rapidement avoir accès au marketing afin de faire connaître son activité au grand public
et ce, notamment par le sponsoring.
Avec un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros en 2007 et un prévisionnel de 110 millions d'euros cette année, Emmanuel de Rohan Chabot est conscient que le
PMU gardera de très loin la pôle position des paris hippiques puisqu'il gardera des monopoles de fait. En effet, Zeturf n'est nullement intéressé par le développement des paris comme le quinte et
ne souhaite en aucun cas s'intéresser au pari Spot.
Tout en précisant que la mise maximum sur Zeturf a été fixé à 300 € sur les simples - 500 € sur les grandes courses - et de 40 € sur les jeux de combinaisons, Emmanuel de
Rohan Chabot indique qu'il propose également sur son site une limite de crédit hebdomadaire et estime moralement scandaleux la possibilité de parier sans limite au PMU.
Persuadé que les paris sportifs seront proposés à cote fixe et que les futures licences attendent avec impatience la coupe du monde de Football en 2010, il est conscient que son devenir
passe par une association avec un opérateur spécialisé dans la prise de paris sportifs puisque le handicap de Zeturf est un site mono produit.
Quant à la prise de paris sur le sport hippique, Emmanuel de Rohan Chabot espère à l'avenir que le chiffre d'affaires de Zeturf sur internet sera plus important que
celui du PMU. Pour réussir ce dessein, il se donne quatre ans.
Quant à l'avenir des courses, lui qui estime que le joueur n'a jamais été considéré comme un client mais plutôt comme un contribuable, il se montre optimiste à condition que les opérateurs de paris
et le PMU en premier lieu acceptent de jouer le jeu du spectacle.
Affaire à suivre tout au long des mois à venir.... avec d'autres intervenants conviés à s'exprimer devant l'Union de la Presse Hippique sur cette ouverture du marché.
De gauche à droite : Dominique Savary, Claude Piersenti, Emmanuel de Rohan Chabot, Christophe Ugnon, Stéphan Flourent, Bernard-Victor Barouch,
Laurent Dyga, Fabien Cailler, Benjamin Lion et Jean-François Pré
Crédit Photo : Laurent Dyga - Scoop Dyga et Gérard Nifort.
Par uph
-
Publié dans : Bureau
0